Les conseils d’un Ancien de Glion, devenu directeur régional chez Marriott, pour réussir dans la gestion des revenus

Les conseils d’un Ancien de Glion, devenu directeur régional chez Marriott, pour réussir dans la gestion des revenus

NOM : Tibor Fejes
NATIONALITÉ : Hongrois
DIPLÔMÉ EN : 2007
PROGRAMME : BBA en Gestion des revenus et Finance
ENTREPRISE : Western Europe Marriott International
POSTE : Directeur régional de la gestion des revenus des marques de luxe

Depuis l’obtention de son diplôme à Glion en décembre 2007, le parcours professionnel de Tibor Fejes s’est développé de façon exponentielle. Toujours prêt à relever les grands défis du secteur hôtelier, Tibor a travaillé en Europe et aux États-Unis, dirigé diverses équipes et sans doute obtenu l’un des intitulés de poste les plus longs de notre secteur (merci de nous indiquer en commentaire si vous connaissez mieux !). Désormais directeur régional de la gestion des revenus (version abrégée), sa brillante carrière a commencé à Glion avec la visite de Marriott International, son employeur actuel, lors de notre Career & Recruitment Day.

Comment avez-vous démarré dans la gestion de revenus ?

« De nombreuses sociétés visitent le campus de Glion chaque année afin de recruter de nouveaux talents. J’ai eu la grande chance de passer un entretien avec Marriott International au moment où la société s’apprêtait à lancer son programme de formation J1 en gestion des revenus, à son siège américain. »

« Le but était de former de jeunes diplômés aux bases de la gestion des revenus pour les placer à l’étranger dans des marchés internationaux. J’ai intégré ce programme en mars 2008 et j’y ai participé pendant 18 mois. »
« Je suis ensuite allé travailler à Paris en tant que responsable des revenus. J’étais en charge de tous les hôtels Marriott de la capitale. Quelque temps plus tard, j’ai été promu au poste de leader des revenus à Monaco et à Nice, où j’ai participé à l’acquisition du JW Cannes et d’un autre établissement qui porte désormais le nom d’AC à Juan-les-Pins. »

Un poste de direction

« J’ai quitté la France et retrouvé nos bureaux de Washington D.C. où j’ai intégré l’équipe de gestion des revenus avant ouverture. Cette unité se spécialise dans l’ouverture de nouveaux hôtels. Mon rôle consistait à étudier les stratégies d’ouverture initiale, la configuration technique des systèmes de réservation et de revenus, ainsi que tous les aspects liés à la formation. »
« Comme ces responsabilités englobaient toutes les marques de Marriott International, ce poste m’a aussi permis de participer à l’ouverture d’établissements Ritz-Carlton. J’ai ensuite eu l’opportunité de rejoindre les bureaux de Ritz-Carlton en tant que directeur de la stratégie et de l’analyse des revenus mondiaux. Mes responsabilités comprenaient l’évaluation des performances globales de la marque du point de vue des revenus et la recommandation de nouvelles stratégies. »

« Je suis ensuite rentré en Europe en 2015 pour assumer le rôle de directeur régional de la gestion des revenus de Ritz-Carlton en Europe. Je me suis occupé de Ritz-Carlton EDITION et Bvlgari Hotels en Europe jusqu’à la fusion avec Starwood. J’ai ensuite pris mon poste actuel. Durant l’année qui a suivi la fusion, j’étais aussi responsable de nos établissements de luxe en Europe de l’Est. »

En quoi consiste la gestion des revenus ?

« Il s’agit tout simplement de vendre le bon produit, au bon prix, au bon client et au bon moment. Une partie de plus en plus importante de la gestion de revenus consiste désormais à vendre ce produit à travers les bons canaux. »

Quelles sont les tâches quotidiennes d’un directeur régional ?

« Je suis responsable des comptes de résultat de tous les hôtels sous ma responsabilité. Je veille à ce que nous ayons les bons tarifs, les bons stocks et les bonnes stratégies. Je supervise une équipe de responsables des revenus chargés de biens uniques ou de sites où nous disposons de plusieurs établissements dans un marché donné.Je veille au recrutement, à la formation, au développement et à l’élaboration de stratégies appropriées au sein de nos hôtels et de nos équipes de leaders de marchés. »
« Je dois évaluer l’état du marché, identifier les attentes et comprendre l’évolution du marché local et des principaux marchés sources. Je dois aussi repérer les opportunités de croissance de nos principaux axes de revenus. »

Quels types de données utilisez-vous dans le cadre de la gestion des revenus ?

« Nous emloyons une base de données historiques interne ainsi que des prévisions sectorielles, mais ce n’est pas tout. Nous analysons aussi les performances de l’économie locale, nous identifions les principaux facteurs et influences régionaux et nous étudions l’état global de l’économie, l’état d’esprit du consommateur, sa disposition à dépenser son argent et la façon dont son comportement évolue. Ces aspects peuvent devenir très techniques et tactiques en matière de croissance des revenus. »

Quelles décisions prenez-vous à titre personnel avec ces données ?

« En tant que leader, je dois avoir de très bonnes connaissances de chaque marché. Ce n’est pas toujours facile. J’estime que ma principale responsabilité consiste à veiller à ce que nous possédions un personnel approprié et que nous mettions à sa disposition tout ce qu’il lui faut pour mener à bien sa mission, apprendre et évoluer. Beaucoup de mes stratégies reposent sur les données que j’examine avec nos leaders en revenus. Je leur demande toujours : “Quelles sont vos constatations ? Quelles sont vos conclusions ? Quelles sont vos stratégies ?”Je dois veiller à la cohérence de nos positions. »

« Je tente également d’identifier des opportunités qu’ils ont peut-être omises et je cherche à savoir s’il est possible de prendre un risque calculé. D’un autre côté, le fait d’avoir une vue élargie de plusieurs pays à la fois peut parfois inciter à la prudence. »

La gestion des revenus emploie-t-elle un indicateur de mesure principal ?

« Nous travaillons en étroite collaboration avec les services de vente et de finance pour élaborer des stratégies que nous évaluons chaque année en comparant les performances et les budgets, ainsi que les performances et le reste du marché. Ce point est un aspect clé de la gestion des revenus. Il est en effet essentiel de se comparer en permanence à ses concurrents. »

« Les tendances du marché pourraient être positives et nous pourrions nous féliciter de notre croissance régulière, mais nous devons aussi savoir si cette tendance concerne tous les acteurs du marché, si nos concurrents affichent également les mêmes types de résultats, ou si nous sommes parvenus à améliorer notre part de marché et à nous développer davantage. Pour cela, nous devons identifier toutes les opportunités qui se présentent et mettre en place les bonnes stratégies pour être prêts à passer à l’action dès que le marché évolue. »

Quelles sont les clés de la réussite en matière de gestion des revenus ?

« Le plus difficile, mais aussi le plus passionnant, c’est qu’une solution efficace un jour ne le sera peut-être plus le lendemain. Les choses changent très vite et il faut savoir anticiper. Parfois, il faut aussi prendre des risques. Ce n’est pas parce que quelque chose n’a pas fonctionné l’an dernier que cela ne fonctionnera pas cette année, éventuellement avec quelques révisions. »

« Dans le domaine de la gestion des revenus, il est absolument essentiel de revisiter en permanence les stratégies qu’on a mises en place. Il faut identifier tout ce qui a bien marché et ce qui a moins bien marché et évaluer les résultats obtenus pour en tirer des enseignements utiles et améliorer nos méthodes. On doit toujours se remettre en question pour renforcer ses compétences. »

Trouvez-vous parfois le leadership difficile ?

« Le problème avec le leadership, c’est que l’on ne peut pas foncer tout seul. Il est essentiel de veiller à ce que l’équipe vous suive. Pour cela, il faut cultiver la confiance et c’est quelque chose qui prend du temps. Il faut aussi jouer un rôle de moteur. On doit également comprendre les forces de chacun. C’est un aspect qu’on a souvent tendance à négliger en se concentrant plutôt sur les faiblesses. Il est important d’identifier ce qui est bien fait pour s’améliorer et atteindre l’excellence. »

« Tout le monde possède ses propres domaines d’excellence. Quand on travaille en équipe, il faut connaître les forces de chacun pour créer des synergies. »

Comment vous développez-vous sur le plan professionnel ?

« Dans le cadre de mon poste actuel, je cherche à me perfectionner dans d’autres disciplines du point de vue de la visibilité, de la finance et du leadership. Je pense que dans beaucoup de cas, le développement repose sur l’expérience : chaque jour, nous apprenons quelque chose de nouveau. Je pense aussi que l’on a souvent tendance à sous-estimer l’apprentissage “sur le tas” quand on est occupé à atteindre ses objectifs. Il est important de prendre un peu de recul de temps en temps pour se demander “Qu’est-ce que j’ai appris aujourd’hui ?” ou “Qu’est-ce que j’aurais pu faire différemment ?”Je pense que ce type de reflexion est essentiel au développement. »

Avez-vous un mentor ?

« J’ai deux ou trois personnes qui me servent de modèles, mais le principal reste la façon dont on applique les enseignements tirés de ce type de relations. Bien sûr, on peut tous se dire “j’ai besoin d’un mentor”, mais le plus important est de savoir pourquoi. Je pense qu’il est très important de demander des retours dans le cadre d’échanges réguliers. Un bon leader se doit de demander des retours à son équipe et à ses subordonnés. Une bonne écoute est essentielle. »

Quel est le meilleur conseil que vous donneriez à un étudiant ?

« Identifiez vos passions plutôt que vos domaines de compétences ou vos bonnes notes. Si vous suivez votre passion, vous serez forcément efficace, car vous vous investirez davantage et la réussite sera au rendez-vous. Un comportement flexible est également très important. Rien n’est gravé dans le marbre dans la vie. Quand on est flexible, il est plus facile de changer de cap et de progresser. »

« Un autre bon conseil serait d’apprendre le plus possible, de consacrer du temps à cet apprentissage. Recherchez plutôt des postes qui vous enseigneront quelque chose de différent et qui renforceront vos compétences. Ceci est particulièrement important pendant les dix premières années de sa vie professionnelle. Privilégiez les rôles qui vous permettront de progresser, au lieu de vous concentrer sur les intitulés de poste ou les salaires proposés. Apprendre signifie aussi savoir écouter, c’est vraiment la base de tout. »

Pour finir, diriez-vous que l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies ont un rôle à jouer dans l’hôtellerie de luxe ?

« Ces deux domaines ne sont pas mutuellement exclusifs. Je ne pense pas que la technologie soit à l’opposé du luxe. Au contraire, elle permet de personnaliser ce type de service, il s’agit simplement d’une ressource supplémentaire. Je dirais même que la technologie améliore l’expérience du client. »

« Prenez par exemple le cas de tout ce que vous permettent de faire vos applications mobiles. Vous pourriez utiliser ce type de technologie pour organiser votre room service dès votre arrivée dans votre suite. L’avenir nous dira dans quelle mesure la technologie pourra répondre aux attentes du consommateur ou si elle se contentera de personnaliser son expérience, mais il est clair qu’elle aura un rôle à jouer dans l’hôtellerie. »

Merci à Tibor d’avoir pris le temps de nous donner ces passionnantes informations sur le rôle et les tâches d’un responsable en gestion des revenus exerçant au sein d’une marque d’hôtel internationale.

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Un ancien de Glion excelle dans le domaine hi-tech grâce à ses compétences hôtelières

Un ancien de Glion excelle dans le domaine hi-tech grâce à ses compétences hôtelières

Nom : Kevin Faycal
Diplômé en : décembre 2015
Nationalité : française/anglaise
Programme : Bachelor en Arts du Management Hôtelier avec spécialisation en commerce et marketing
Poste : Consultant en développement commercial auprès de Salesforce

Kevin Faycal a bâti une brillante carrière de leader en misant sur le puissant réseau de Glion et sur sa passion pour les nouvelles technologies. Grâce à des stages judicieux, au réseau des Anciens de Glion et à beaucoup de travail, il a décroché des postes à responsabilités dans la gestion des revenus et les relations publiques. Il a même créé sa propre entreprise. Occupant aujourd’hui le poste de consultant en développement commercial chez Salesforce, il revient sur son parcours et partage ses conseils avec nous.

Kevin est convaincu que ses études en hôtellerie l’ont doté des compétences et du réseau nécessaires pour se forger une brillante carrière. « Glion m’a donné tous les outils qu’il me fallait pour réussir. J’ai obtenu un stage juste après avoir reçu mon diplôme, suite à la visite d’une société sur le campus au cours de mon dernier semestre d’études. »
« J’ai ensuite signé mon tout premier contrat à temps plein avec Kuoni, à Londres, dans leur service de gestion des revenus, grâce à un Ancien de Glion qui m’a recruté. Autrement dit, j’ai toujours pu compter sur ce réseau pour progresser sur le plan professionnel. J’ai aussi beaucoup travaillé pour me tailler une place dans le secteur hi-tech, vu que c’est un domaine qui me passionne. »

Des expériences pratiques à l’esprit international

Quelle que soit la branche de l’hôtellerie dans laquelle on évolue, les leaders qui combinent des compétences opérationnelles et relationnelles sont particulièrement recherchés. « Pendant mes études à Glion, j’ai eu la chance de pouvoir parfaire mes compétences en communication et relationnel, ce qui a été la clé de ma réussite dans tous les postes que j’ai occupés à ce jour. L’environnement multiculturel de Glion m’a permis de mieux comprendre mes futurs collègues et de privilégier le travail d’équipe, » explique-t-il.

« Mes études m’ont également donné l’opportunité d’effectuer deux stages à l’étranger. Ces expériences internationales m’ont aidé à prendre confiance en moi, à développer le bon état d’esprit, à réfléchir d’une manière plus créative, et, au final, à intégrer la vie active dans les meilleures conditions possibles. »

Des compétences hôtelières qui ouvrent des portes

Le poste de consultant en développement commercial pour la Suisse qu’occupe actuellement Kevin à Salesforce est la preuve que des études en management hôtelier ouvrent de nombreuses portes dans différents secteurs d’activité. « Mon rôle est d’accompagner et de conseiller les plus grandes sociétés du marché suisse dans le cadre de leur transformation numérique, » explique Kevin.

« Autrement dit, je joue un rôle essentiel pour aider les sociétés à échanger avec leurs clients d’une façon totalement inédite. Mes connaissances et mon réseau sont les principaux atouts que j’apporte à Salesforce dans le marché suisse. »

L’apprentissage avant tout

Comme tous les meilleurs leaders, Kevin ne cesse d’apprendre et d’évoluer et souligne que Salesforce est une excellente société pour cela. « Dans cinq ans, je me vois toujours à Salesforce. Je pense avoir enfin trouvé la société idéale pour booster mes perspectives professionnelles. Salesforce reconnaît et apprécie mon travail et m’encourage à évoluer au sein de son équipe, » déclare-t-il.

« Si Salesforce, la première société de cloud informatique au niveau mondial, a été élue meilleur employeur européen pour la deuxième année consécutive, c’est pour une bonne raison. »

« L’intelligence artificielle constitue une tendance majeure. »

Grâce à son travail au sein d’une société d’informatique ultramoderne, Kevin bénéficie d’une vision privilégiée de l’impact des nouvelles technologies. « Le secteur hi-tech me fascine. C’est un milieu où tout évolue très vite, où les fusions et acquisitions sont très fréquentes et où l’innovation prime » explique-t-il.

« Je dirais sans hésitation que l’intelligence artificielle constitue une tendance majeure aujourd’hui. Non seulement ces technologies créent des avantages compétitifs pour les sociétés qui les mettent en pratique, mais elles génèrent également de nouveaux emplois. »

« Faites des choix qui vous correspondent et la réussite financière sera forcément au rendez-vous ! »

Kevin a volontiers partagé avec nous son expérience et ses conseils en matière de réussite. « Ne brûlez pas les étapes ! Le fait de travailler pour une grande société est une formidable expérience qui vous pousse à vous dépasser au quotidien. Profitez-en pour vous développer sur le plan personnel en tirant des enseignements de vos erreurs, » explique-t-il.

« Et si votre salaire vous préoccupe, je vous donnerais le conseil que j’ai reçu de la part de mon vice-président, lors de mon premier stage : faites des choix qui vous correspondent et la réussite financière sera forcément au rendez-vous ! »

Merci à Kevin d’avoir pris le temps de partager avec nous son parcours professionnel, ses connaissances et ses conseils dans le secteur hi-tech. Kevin est un véritable atout pour le réseau des anciens de Glion et nous lui souhaitons tout le meilleur pour l’avenir.

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Rafic Kreidi : un pionnier de l’hôtellerie

Rafic Kreidi : un pionnier de l’hôtellerie

L’institut Glion a accueilli ses tous premiers étudiants en 1962. L’un d’entre eux était Rafic Kreidi, un brillant jeune homme venu du Liban. Rafic est donc l’un de nos plus anciens élèves. Nous sommes ravis et honorés qu’il ait pris le temps de partager son incroyable parcours avec nous.

Le Liban a traversé des périodes difficiles au cours des dernières années et il peut donc être difficile d’imaginer que ce pays était une destination touristique phare, surnommée « la Suisse du Moyen-Orient », au milieu du siècle dernier.

Pour le jeune Rafic Kreidi, le tourisme s’imposait comme un choix évident.

« Comme le secteur du tourisme nécessitait une force de travail qualifiée, une école hôtelière a ouvert à Beyrouth, » explique-t-il. « Le gouvernement libanais a déployé beaucoup d’efforts pour encourager les étudiants à s’inscrire à la formation de cinq ans de cette école et a proposé de généreuses primes pour recruter les meilleurs enseignants et professionnels du secteur. D’autres États offraient des subventions attractives pour inciter les meilleurs étudiants à poursuivre leurs études à l’étranger. »

« Bien sûr, toutes ces offres alléchantes m’ont poussé à m’inscrire ! »

Après avoir goûté à l’hôtellerie à Beyrouth, Rafic a voulu découvrir la (« vraie ») Suisse. En juin 1962, il a commencé un stage à l’Hôtel du Port de Villeneuve, dans le canton de Vaud. Cet établissement était réputé pour servir la meilleure fondue bourguignonne de la région et son restaurant était complet plusieurs semaines à l’avance. Cette expérience a sans doute joué un rôle clé dans la réussite de Rafic dans le secteur de la restauration.

Le surdoué de Glion

Rafic est ensuite allé travailler dans les cuisines de l’établissement de luxe Jean-Jacques Rousseau, à La Neuveville, dans le Jura Bernois, où il a pu mettre à profit ses talents de plumeur de poulet acquis au Liban pour préparer les volailles emblématiques du restaurant. Il a bénéficié très vite d’une promotion à la table du chef.

C’est à ce moment-là que l’ambassade du Liban à Berne l’a invité à rejoindre l’institut Glion.

« Comme aujourd’hui, l’école se situait dans l’Hôtel Bellevue, mais elle portait alors le nom d’Institut International pour la Formation des Cadres Supérieurs de l’Hôtellerie et du Tourisme, » explique Rafic.« Un diplôme d’études secondaires était nécessaire pour intégrer le programme proposé. Heureusement, je remplissais ces conditions, grâce à mes cinq ans passés à l’école hôtelière de Beyrouth. »

La formation suivie par Rafic comprenait neuf mois d’études et un stage de six mois, à l’issue duquel les étudiants obtenaient un diplôme sous réserve de l’évaluation positive de leur employeur.

Ce premier groupe d’étudiants comptait tout juste 18 personnes, parmi lesquelles figuraient 11 nationalités, une diversité qui est toujours un atout de Glion. En janvier 1963, le nombre d’étudiants était passé à 23, avec 15 nationalités représentées sur le campus.

« Nos examens se sont déroulés en juin 1963. Dix-sept étudiants ont obtenu leur diplôme et six ont échoué, » se souvient Rafic. « Notre groupe comptait trois couples mariés et trois des personnes ayant échoué leurs examens étaient justement les épouses de ces couples. Elles avaient essentiellement accompagné leurs maris dans leurs études pour pouvoir les surveiller ! Tous les étudiants qui ont réussi leurs examens ont effectué un stage. Le mien s’est déroulé à l’Hôtel Europe de la rue de la Gare, à Montreux. »

Un atout de poids, hier comme aujourd’hui

Pour Rafic, le fait d’étudier à Glion a été à la fois une expérience très enrichissante et un excellent tremplin professionnel. « La simple mention d’une éducation hôtelière suisse dans un C.V. était idéale pour améliorer vos perspectives professionnelles. Le tourisme était un élément clé de notre programme. Nos enseignants étaient des personnalités de ce secteur et nous avons aussi eu la chance d’étudier avec des conférenciers de la prestigieuse Wagons Lits Cook. »

Son diplôme en poche, Rafic est allé s’installer à Paris en janvier 1964, où il a travaillé à l’accueil du Ritz Paris, le légendaire établissement de la place Vendôme. Une année plus tard, sa carrière l’a mené à Londres, dans un autre établissement de luxe, Claridge’s, où il a passé cinq ans, gravissant peu à peu les échelons pour devenir responsable de l’accueil.

Alors qu’il travaillait à Claridge’s, Rafic a remarqué que le marché londonien ne comptait aucun restaurant libanais. En 1968, il a donc ouvert le premier établissement de cuisine libanaise de la capitale britannique, le Byblos.

Situé au cœur du quartier huppé de Kensington, le Byblos est très vite devenu une adresse incontournable. Grâce à cette réussite fulgurante, Rafic et son épouse Maria ont eu les moyens de voyager et se sont rendus plusieurs fois en Suisse. L’un de leurs voyages les plus mémorables a sans doute été leur lune de miel, organisée en 1973, durant laquelle ils ont été invités sur le campus de Glion à Montreux pour partager un généreux banquet.

Rafic a consacré 36 ans de sa vie au Byblos, vivant à quelques pas de son restaurant. En 2003, il a reçu une proposition d’achat qui lui a permis de prendre une retraite confortable.

« Une fois retraité, je me suis consacré à des œuvres de bienfaisance. J’ai fait du bénévolat pour la British Heart Foundation, Age UK et l’association pour les animaux Blue Cross, dont la mission me tient particulièrement à cœur. Je dis toujours que je n’ai pas besoin d’aller à la salle de sport pour garder la forme : je reste actif en m’impliquant dans la vie sociale, en donnant du temps pour ceux qui ont eu moins de chance que moi. Si l’argent me rend heureux, c’est simplement car je peux le partager avec des associations et des personnes dans le besoin. »

Le Byblos a fermé ses portes en 2004, mais Rafic a eu le plaisir d’assister au mariage de huit cuisiniers et huit serveuses au fil des ans !

En 2012, la cuisine libanaise a fait un retour remarqué au 262 Kensington High Street. Rafit a été un client et un conseil régulier pendant les quatre années d’activité de ce restaurant.

Un nouveau venu dans le réseau des Anciens de Glion

À quatre-vingts ans et quelques, Rafic est l’aîné de l’association des Anciens de Glion. Pourtant, c’est un statut qu’il vient tout juste d’acquérir.

« Je n’avais malheureusement pas connaissance de ce réseau. J’ai découvert son existence par hasard sur Facebook et j’ai été vraiment très agréablement surpris. Je suis aussitôt entré en contact avec eux et j’ai eu le plaisir d’assister aux rencontres des Anciens organisées à Londres l’été dernier.

« Lors d’un dîner de gala au Four Seasons Park Lane, j’ai découvert que l’Ancien le plus proche de ma tranche d’âge avait 17 ans de moins que moi. Mais au final, l’âge n’est pas du tout un problème. Bien au contraire ! Toutes les personnes que j’ai rencontrées étaient très sympathiques, avenantes et charmantes.

« Elles ne se sont certainement pas trompées de métier quand elles ont choisi le secteur de l’hôtellerie. »

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Ancien élève de Glion et entrepreneur, Emile a pour ambition de décrocher l’or dans la silver économie

Ancien élève de Glion et entrepreneur, Emile a pour ambition de décrocher l’or dans la silver économie

Diplômé de Glion en 2016, Emile Brin utilise ses connaissances en matière d’hôtellerie pour offrir un «service en or» dans la silver économie en forte croissance.

Son entreprise, Mon Emile, offre différents services de coaching de vie spécialisés pour les retraités. L’entreprise a pour objectif de lutter contre la perte d’autonomie et les autres problèmes auxquels sont confrontées les personnes âgées – et leurs familles – en proposant des services similaires à ceux d’un concierge.

«La population qui vieillit est un problème majeur pour les pays occidentaux», explique Emile. «En France, par exemple, il y aura plus de 20 millions de personnes âgées d’ici 2050. Les soins aux personnes âgées constituent donc un secteur en plein essor et qui réclame des solutions innovantes afin de faire face aux défis auxquels nos seniors sont confrontés.»

«Mon objectif avec Mon Émile est de permettre aux gens de rester chez eux le plus longtemps possible et surtout de rester heureux. Je choisis mes partenaires selon des critères qui permettent à mes clients de bénéficier de services de qualité. »

Rester en bonne compagnie

Après avoir décidé de s’engager dans la voie de l’entrepreneuriat, Emile a obtenu l’aide et le soutien d’un mentor, puis a rejoint un incubateur de jeunes entreprises. Plus récemment, l’entreprise a rejoint un accélérateur de start-up appartenant à Ramsay Health Care, une société de santé mondiale qui possède le premier groupe spécialisé dans le secteur de la santé en France.

«Je suis bien conscient que l’aventure entrepreneuriale doit être gérée avec prudence», dit-il. «Je dois «me battre» avec les institutions de santé publique et faire face chaque jour à de nouveaux défis sur le terrain. Mon expérience à Glion m’a vraiment aidé à gérer ces problèmes. L’école m’a appris à prendre du recul et à prendre en main mes décisions. La rigueur et le professionnalisme sont également deux éléments clés de « l’ADN » de Glion que je mets en pratique depuis que je suis diplômé

«Bien que ma carrière soit peut-être atypique pour un diplômé de Glion, elle est de plus en plus populaire. Après tout, les meilleures maisons de retraite doivent être gérées de la même manière qu’un hôtel.»

«C’est pourquoi ma formation à Glion est en parfaite harmonie avec le secteur. Mes différentes expériences dans l’hospitalité m’ont appris à être au service des gens et à contribuer à leur bien-être. »

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L’importance de la personnalisation dans un monde de plus en plus “virtuel”

L’importance de la personnalisation dans un monde de plus en plus “virtuel”

NOM: Sandra El Guizawi
NATIONALITÉ: Jordanienne
PROMOTION: 2009
PROGRAMME: Bachelor (BBA) en Management Hôtelier International avec une spécialisation en événementiel
ROLE ACTUEL: Executive Services Center Manager pour Deloitte

Si Sandra El Guizawi avait un conseil a donné aux étudiants de Glion, c’est de «ne jamais sous-estimer l’importance de votre spécialisation du dernier semestre».

La spécialisation dans la gestion d’événements internationaux lui a ouvert la porte à un poste de responsable des événements pour Aman Resorts, l’un des plus grands groupes hôteliers de luxe au monde.

«J’ai pris une décision audacieuse et me suis installée aux États-Unis, dans l’Utah, afin de travailler dans l’emblématique complexe hôtelier Amangiri», explique-t-elle. «Cette expérience a été unique, car j’ai eu la chance de travailler avec des pointures, notamment Bill Gates, tout en créant d’autres événements mémorables au quotidien. »

Voulant développer sa carrière professionnelle, Sandra a ensuite rejoint un autre groupe d’hôtellerie de luxe, Fairmont Hotels et Resorts. Elle a plus tard rejoint un autre secteur pour prendre le rôle de Senior Meeting Planner pour Deloitte, l’un des quatre plus grands cabinets de services professionnels au monde.

Au cours des premières étapes de sa carrière, Sandra n’a jamais oublié ses racines glionnaises, ni l’importance de ce qu’elle a appris sur l’hôtellerie. «Quand j’ai obtenu mon diplôme, j’ai reçu un « mug d’hospitalité » spéciale portant le message « Que le mug d’hospitalité soit toujours rempli et que l’esprit Glion reste votre guide ». Cette citation a été un facteur déterminant pour moi; et je suis très portée par l’esprit Glion que nous avons. »

Grandir avec Deloitte

Chez Deloitte, Sandra a débuté à l’Université Deloitte, le centre de développement de leadership de la société à Dallas, au Texas. «Dans le cadre de mes fonctions, j’ai travaillé en étroite collaboration avec mes « clients » internes pour gérer leurs réunions au sein et en dehors de l’université», explique-t-elle. «Ce fut une expérience très enrichissante et mon développement au sein de la société a été alimentée par ma connaissance et mon engagement dans le secteur, ainsi que par ma capacité à nouer des relations personnelles avec mes clients.»

La technologie est l’un des piliers de Deloitte. Cela se reflète dans la manière dont les événements de l’Université se déroulent. Il reste tout de même encore de la place pour la touche personnelle, explique Sandra.

«La réalité virtuelle prend le dessus et je pense qu’elle deviendra plus créative et plus avancée dans les 5 à 10 prochaines années. Le fait que quelqu’un puisse se trouver à des milliers de kilomètres du lieu de la réunion et engager virtuellement le public… c’est vraiment hallucinant. »

« Bien que, nous devons en tant que leaders du service garder cette touche personnelle comme un pilier à ne pas lâcher. Si j’avais un conseil à donner aux étudiants et aux diplômés c’est de montrer le chemin à suivre tout en restant sois-même et de garder en tête l’importance de construire son réseau. »

Garder l’esprit de Glion en vie

Les relations personnelles de Sandra s’étendent également à la communauté des anciens élèves de Glion, en particulier à ses anciens camarades de classe. Elle explique: « Nous étions comme une famille depuis plus de quatre ans et nous avons connu beaucoup de hauts et de bas ensemble. Le réseau que vous construisez à Glion restera fort si vous en faites l’un de vos objectifs. J’aime voir mes amis de Glion grandir professionnellement, créer de nouvelles expériences et s’éloigner complètement de l’hospitalité tout en en tirant le meilleur parti. »

Un camarade de classe en particulier lui est notamment très cher. Sandra est mariée à un ancien élève, Rafik El Guizawi et le couple a deux filles; une véritable famille Glion. Une visite sur le campus de Glion en 2017 a permis de revivre l’expérience étudiante et de goûter une nouvelle fois à l’esprit unique de Glion.

Aujourd’hui, pour Sandra, les bonnes nouvelles ne s’arrêtent pas. Elle vient de décrocher une promotion, celle de Executive Services Center Manager au sein du bureau de Deloitte à Dallas. Elle ajoute: «Ce changement montre une fois de plus comment une orientation vers le service de la clientèle vous amène dans des secteurs auxquels vous n’auriez pas pensé. Mon nouveau poste est un moment fort de ma carrière à ce jour, car cela signifie que je quitte ma zone de confort dans l’évènementiel et que je m’aventure dans le nouveau monde du coaching et du soutien auprès des employés. »

«Mon dernier conseil aux étudiants et diplômés est de leur dire que la réussite n’est pas facile. Nous devons tous gravir les échelons, alors restez connectés à tous les niveaux et n’hésitez pas à vous engager dans les tâches du quotidien. Cela vous permettra de développer les compétences nécessaires pour faire face aux tâches les plus importantes plus tard. »

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Une passion pour la mode: Eva se distingue dans l’industrie du luxe

Une passion pour la mode: Eva se distingue dans l’industrie du luxe

NOM: Eva Maria Schmack
NATIONALITÉ: Allemande
PROMOTION: 2013
PROGRAMME: Bachelor (BBA) en Management Hôtelier International
ROLE ACTUEL: Brand Marketing Executive, Chalhoub Group Fashion Ventures

Titulaire d’un Bachelor en Management Hôtelier International et d’un Master en Commerce de Luxe, Eva Schmack a une perspective unique sur la corrélation entre les deux domaines.

«Le commerce du luxe est très similaire à l’industrie hôtelière», explique-t-elle. «Nous fournissons en permanence un service client, nous devons donc nous améliorer de manière continue afin que les consommateurs restent fidèles à nos marques.”

Aujourd’hui, Eva est responsable marketing pour le groupe Chalhoub, le plus grand distributeur de biens de luxe du Moyen-Orient avec environ 240 marques de luxe réparties dans 14 pays. Au cours de son stage de six mois à Dubaï, elle a eu l’opportunité de travailler dans le secteur du luxe dans le cadre de son programme Masters. Entre son stage et son rôle chez Chalhoub, Eva a également passé une année en tant que rédactrice de mode pour un magazine en ligne.

Elle déclare: « L’industrie du luxe est un monde fascinant et très compétitif. La vente dépend particulièrement de plusieurs facteurs et reflète toujours la situation économique de chaque pays. Nous dépendons d’un revenu disponible et sommes fortement influencés par les tendances. »

«Mon travail dans le département marketing consiste à attirer l’attention des clients et à leur faire vivre une expérience de luxe grâce à nos produits et nos expériences. L’année dernière, le groupe a développé un programme de fidélité GRC que j’ai pu améliorer grâce aux concepts enseignés à Glion pendant mes études », a-t-elle ajouté.

En tant que spécialiste du marketing dans un segment très concurrentiel, Eva doit rester à jour sur les tendances de l’industrie. Parmi celles-ci, la numérisation croissante de la vente en ligne est principale. «Les consommateurs sont influencés, s’informent et font leurs achats en ligne», ajoute-t-elle. «Cela change complètement l’approche marketing: il y a cinq ans à peine, le budget marketing moyen était de 70% pour l’impression et de 30% en ligne; maintenant il est plutôt divisé par 20% des investissements en impression et 80% en ligne.”

« Selon la stratégie de chaque marque, cela peut même représenter jusqu’à 95% des investissements en ligne, principalement axés sur le parrainage d’influenceurs et les publications sponsorisées. »

Pour ceux qui cherchent à entrer dans le monde du luxe, Eva vous conseil: «Vous devez comprendre que la signification du luxe est purement émotionnelle et n’est liée à aucune prise de décision rationnelle. Cela signifie que travailler dans cette industrie doit être une passion et qu’il faut être intimement convaincu de ce que l’on vend.

«Mon conseil le plus important est d’être à l’affût des différents rôles au sein de l’industrie. Vous avez le choix parmi de nombreuses options: design, commercial, finance, marketing, service client, distribution, relations publiques, médias, etc. Il est important de vous familiariser avec les responsabilités de chaque poste afin de pouvoir prendre la bonne décision pour votre carrière professionnelle. Il existe de nombreux sites internet que vous pouvez suivre afin de rester informé. Je recommande personnellement le Business of Fashion, c’est un de mes préférés. ”

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